Gérer les talents au Maroc : le manager est avant tout un leader

mars 30, 2016
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Quelles dimensions évaluer pour comprendre la capacité d’un collaborateur à évoluer vers un rôle de management dans l’entreprise ? Qu’il soit « bon » techniquement ne suffit plus. Le manager, aujourd’hui, doit démontrer d’autres qualités, dont certaines formes de leadership, pour évoluer avec succès dans sa fonction managériale.

Le Maroc change, sa vision du management évolue

L’évolution de carrière n’est plus ce qu’elle était. Transparence, équité et égalité des chances sont devenus les atouts-clé de la méritocratie, qui a fait son entrée dans les entreprises marocaines. Ce concept prenant petit à petit sa place, il reste à en formaliser les règles et les meilleures pratiques.

La subtile alchimie du management…

ingrédient uniqueUne bonne recette de cuisine comporte toujours les mêmes ingrédients de base mais la même recette, pour devenir « exceptionnelle », devra intégrer un ingrédient ou un savoir-faire unique.

Dans l’entreprise, c’est un peu comme en cuisine. On peut maîtriser comme personne les attributs techniques de son poste mais sans cet ingrédient ou ce savoir-faire unique, on n’en reste pas moins un technicien « bon mais sans plus ».

 

chef durQuand arrive le moment où l’on envisage de promouvoir un collaborateur à un poste à dimension managériale, comment faire la différence entre un « très bon technicien » et « un très bon technicien capable de manager » ? C’est là que l’évaluation annuelle doit être en mesure d’évaluer également sa capacité, innée ou acquise, à rassembler, fédérer, partager, bref, à manager : son lea-der-ship.

En management, c’est cet ingrédient qui fera toute la différence. Un « chef » peut faire en sorte qu’un collaborateur fasse une chose, un leader fera en sorte que le collaborateur veuille la faire.

 

Leadership ? Vous avez dit leadership ?

chef ou leaderLe leadership peut se définir comme la capacité de mobiliser et de mettre à profit les énergies de personnes pour atteindre un objectif au sein d’une organisation.

Au fond, qu’est-ce qu’un leader ? Un bon leader donne l’exemple. Il motive, délègue, coordonne, donne l’impulsion. Une idée préconçue voudrait que ce soit celui qui « mène » quels qu’en soient les moyens et surtout, les conséquences au sens néfaste du terme. Un leadership à mauvais escient peut être désastreux.

Entre un excellent technicien dont le leadership est largement questionnable et un bon technicien au leadership avéré, mon choix RH est rapide. Et le vôtre ?

Les ingrédients du leadership

l'ingrédient en plusLa méritocratie telle qu’elle est appliquée aujourd’hui mérite qu’on s’arrête un instant sur les attentes légitimes d’une part importante des collaborateurs et des dirigeants pour voir le rôle du manager être associé à une composante « leadership ». Le savoir-faire prévaut trop souvent sur le savoir être. Or c’est le savoir-être qui est déterminant dans le leadership.

On admet volontiers que le leadership se décline sous diverses formes qui peuvent évidemment se combiner. Ainsi on distingue quelques grands types. Attardons-nous quelques instants sur chacun :

  • Leader d’opinion: un leader d’opinion aura non seulement une grande créativité, à bon escient (en ligne avec la stratégie de l’entreprise) mais aussi une capacité avérée à convaincre du bien-fondé de ses idées et des moyens à déployer pour leur mise en oeuvre. Il est acteur du changement.
  • Leader en solutions: l’orientation « solutions » est un paramètre critique du leadership en management. Bien identifier les causes pour mieux en trouver les remèdes est l’apanage des bons leaders/managers.
  • Leader d’équipe: se positionner comme leader et pas comme « chef » au sens péjoratif du terme : donner une vision, l’envie et les moyens de l’atteindre. Passer du mode directif au mode participatif. Savoir écouter, être empathique sans être compatissant, optimiser les savoirs et les envies de faire, encourager…

Le leadership doit devenir une composante naturelle de l’évaluation annuelle

Aujourd’hui, promouvoir un collaborateur aux responsabilités de la gestion d’une équipe et de projets oblige à élargir son rôle, au-delà des capacités purement « techniques ». C’est pourquoi intégrer la notion de leadership au système annuel d’évaluation est critique à une bonne gestion des ressources pour assurer l’avenir de l’entreprise, en particulier s’agissant des fonctions managériales, quel que soit leur niveau dans la pyramide hiérarchique.

 

Nombre de multinationales et de PME marocaines l’ont naturellement incorporé à leur système d’évaluation, avec succès. Et vous ?