Leadership : ce que les chevaux nous ont appris

mars 27, 2016
3 commentaires

Le leadership chez les chevaux : une question de survie

Quand on observe le rapport des chevaux avec la nature et leurs semblables, on remarque que le cheval, en animal grégaire, a toujours besoin de la présence d’un leader. Il distribue les rôles en optimisant les expertises des membres de la harde: l’un surveille, l’autre prévient, un autre s’assure de ne laisser personne à la traîne. Cette coopération intelligente permet au groupe de boire, manger et se déplacer en toute sécurité. Leur survie est à ce prix.

Un peu d’histoire…

imagesX5JSM4FBOpérons un petit retour dans le temps : lorsque l’homme a entamé la domestication du cheval sauvage, en qui il voyait un instrument de mobilité, de travail et autres avantages, il l’a fait par la force et la contrainte, par la soumission au sens le plus péjoratif du terme. Le cheval ne voyait en cet « animal inconnu » qu’un prédateur potentiel qui,  lorsqu’il s’y soumettait, assurait sa survie. En réalité, il acceptait de renoncer à sa liberté pour garder la vie, l’instinct de survie étant le plus fort. Doté d’une force physique et d’une vitesse de course pourtant supérieures, il pouvait facilement éviter l’étreinte qu’on voulait lui imposer et qu’il pensait mortelle…

Imposer, contraindre, l’usage de la force dans la relation homme-cheval

Lorsque l’homme a entamé la domestication du cheval sauvage,il l’a fait par la force et par la soumission au sens le plus péjoratif du terme. Le cheval accepta de renoncer à sa liberté pour garder la vie, l’instinct étant le plus fort. L’homme parvint à le capturer -par ruse et non par force- et voulut le domestiquer -par force et non par ruse-. Devant son impuissance à lui faire comprendre ses volontés bien humaines, l’homme a utilisé violence et contrainte… Le cheval n’avait donc pas vraiment le choix:  “coopérer » était l’assurance de sa survie.

Ecouter, comprendre, agir en leader ou bien imposer par la brutalité ?

chef ou leaderAu fil du temps, la croyance que l’obéissance à une volonté émise par un leader  -un « chef »- devait être proportionnelle aux (mauvais) traitements subis a très favorablement évolué. A surtout émergé l’idée que l’autorité sans leadership ne conduit nulle part. Ainsi les méthodes « d’éducation » des chevaux ont-elles drastiquement évolué. Aujourd’hui, on obtient par la suggestion et l’envie de faire ce que la « soumission » obtenue par la force et la contrainte n’avaient jamais permis d’obtenir..   


Modifier son style de leadership : une clé de la performance en management

illustration "leadership: des chevaux et des hommes"Cette évolution dans la relation homme-cheval trouve naturellement sa place dans les relations de travail. Le leadership est d’abord une écoute et compréhension de l’autre. Le leader incite, suggère mais n’impose pas par la force irraisonnée. Les collaborateurs peuvent librement exprimer leur créativité, se sentir valorisés, donc aller plus loin !

Celui qui, comme chez les chevaux, est capable de porter -et partager sans l’imposer- une vision et les moyens d’assurer survie et confort au groupe s’impose naturellement comme leader. Il ne contraint ni ne soumet, il incite par son charisme, sa capacité de conviction, son objectivité, sa crédibilité. Il sait où aller, les membres du groupe lui font confiance et le suivent non parce qu’ils le « doivent » mais parce qu’ils sont convaincus qu’il peut les mener vers le but commun auquel ils ont tous adhéré.

Bienveillance et confiance, l’invitation à la performance

Comme son nom l’indique, le leader doit donner une direction, créer une vision, y faire adhérer ses équipes et s’appuyer avec confiance sur leurs capacités. Il ne doit plus à « être directif » mais plutôt à « inviter à faire », instaurer une confiance réciproque, une envie de se dépasser, pour atteindre un but commun à l’entreprise et à ses collaborateurs : leur succès.

fuiteSi le leader ne les a pas convaincus, les membres du groupe « fuiront » comme le font instinctivement les chevaux devant un prédateur. Cette fuite se traduira immanquablement par un manque de coopération, une performance réduite, un renoncement… Tout le monde est perdant : l’entreprise ET le collaborateur. C’est sur ces bases et bien d’autres que s’est notamment construit le coaching assisté par le cheval qui est en train d’émerger fortement au Maroc. Je vous recommande la visite du site Equi-Coaching.ma !

 

       

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3 Responses to Leadership : ce que les chevaux nous ont appris
  1. Merci pour toutes ces infos, voici une bonne lecture. J’ai appris différentes choses en vous lisant, merci à vous. Bonne journée à tout le monde ! Fabienne Huillet neonmag.fr

  2. Article fort sympathique, une lecture agréable. Ce blog est vraiment pas mal, et les sujets présents plutôt bons dans l’ensemble, bravo !


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